Grève du 29 septembre 2022

 

La situation inédite d’augmentation rapide du coût de la vie appelle des mesures d’une toute autre ampleur que celles prises jusqu’à présent par le gouvernement. La loi dite « pouvoir d’achat » votée cet été se contente de poser quelques rustines et, à travers les exonérations de cotisations, ampute le salaire socialisé. Dans la fonction publique, la revalorisation de 3,5% de la valeur du point d’indice est en deçà de l’urgence à relever l’ensemble des rémunérations de 10% au moins pour préserver les conditions de vie de tou-tes les agent-es publics, et un plan pluriannuel de rattrapage des pertes subies. De même pour les retraité-es, les 4% de revalorisation des pensions ne correspondent pas à l’inflation, la dégradation de la situation des retraité-es se poursuit.

Pour la FSU, la situation impose une négociation sur l’ensemble des grilles de rémunération et de carrière intégrant de nécessaires mesures pour permettre en particulier d’atteindre l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et une indexation du point d’indice sur les prix. C’est un enjeu de société, car il en va de l’attractivité des métiers de la fonction publique, et donc de l’existence de services publics répondant aux besoins de la population sur l’ensemble du territoire, et de la possibilité de vivre dignement de sa pension.

Pour le gouvernement, le partage des richesses n’est pas une option. Pour preuve, il refuse de rétablir l’impôt sur la fortune, il ne met pas en œuvre une taxe sur les superprofits que d’autres pays ont su imposer, il aggrave la logique d’une fiscalité qui assèche les comptes de l’Etat au profit des grandes entreprises et au détriment des services publics (santé, éducation…) et du financement de la transformation écologique. Par ailleurs, il annonce une nouvelle réforme des retraites qui exige de travailler davantage et qui pourrait conduire à amputer encore davantage le montant des pensions. Il veut également poursuivre la réforme de l’assurance chômage qui va à l’encontre du droit des travailleur-euses d’obtenir des indemnisations chômages justes. De plus, la volonté de durcir les conditions d’obtention du RSA n’aura pour effet que d’affaiblir les conditions d’emploi de toutes et tous. Pour la FSU, l’injustice sociale n’est pas admissible, le partage des richesses est essentiel !

Pour toutes ces raisons, la FSU appelle à participer massivement à la journée de grèves et manifestations du 29 septembre dans le cadre de la journée d’action interprofessionnelle à laquelle appellent aussi la CGT et l’Union syndicale Solidaires.
Fait à Paris, le 29 août 2022

Le 17 mars, journée unitaire et interprofessionnelle de mobilisation pour l’augmentation des salaires !

Le 17 mars, journée unitaire et interprofessionnelle de mobilisation pour l’augmentation des salaires !

Les quelques

 

mesures que le gouvernement déclenche, opportunément à quelques semaines d’une élection politique importante ou celles qu’il a prises sous la contrainte de la crise sanitaire (comme le Ségur de la Santé par exemple), ne peuvent faire oublier son vrai bilan…
Rien n’a été fait pour conforter, augmenter, revaloriser les rémunérations des agent-es de la fonction publique.
Si ces mesures de dernière minute sont bienvenues tant le pouvoir d’achat de toutes et tous est impacté par l’inflation galopante, elles n’effacent pas la réalité d’une politique orientée contre les rémunérations des personnels de la fonction publique…lire le tract FSU

GRÈVE DU 27 JANVIER 2022

GRÈVE DU 27 JANVIER 2022

POUR DES AUGMENTATIONS IMMEDIATES ET GENERALES DES SALAIRES.

TOUTES ET TOUS EN GREVE, LE JEUDI 27 JANVIER 2022

A Mayotte, alors que l’inflation a repris à un rythme plus soutenu et que le gel du point d’indice est maintenu, que la crise de recrutement s’intensifie en cette période de pandémie dans un contexte de violence et d’isolement, le MEN continue à tergiverser sur les mesures d’augmentation indemnitaire et plus largement le pouvoir exécutif a annoncé sa volonté de ne procéder à aucune augmentation des salaires avant l’élection présidentielle.

Cette situation est totalement inacceptable. Les organisations CGT, FO, FSU et Solidaires des trois versants de la fonction publique ne céderont rien sur leurs légitimes revendications en matière de rémunération. 

Plus globalement, elles continuent d’agir en faveur de la défense des missions publiques : l’amélioration des conditions de travail et la création d’emplois. Elles appellent l’ensemble des agentes et des agents de la Fonction publique à participer à la journée de mobilisation unitaire interprofessionnelle du 27 janvier.

En refusant toute réelle négociation, c’est le gouvernement qui porte l’entière responsabilité du blocage actuel. Pour :

➢ Hausse de l’indexation pour toutes les agentes et tous les agents de la fonction publique (au minimum à 1,53.)

➢ Instauration de l’ASA (Avantage Spécifique d’Ancienneté) dans l’ensemble du département de Mayotte

➢ Versement d’une ISG par agent et non par couple, sans pénalité en cas de départ anticipé.

➢ Pour les agents du rectorat, évolution de l’indemnité de remboursement partiel de

loyer (IRPL) vers le taux le plus élevé servi par les autres ministères.

➢ Instauration de l’IRCANTEC (cotisation retraite) pour les contractuels.

➢ Prise en compte de l’ancienneté générale de services (AGS) pour les anciens fonctionnaires de la collectivité.

En grève et dans l’action jeudi 13 janvier: face à la crise sanitaire,respecter les personnels, donner à l’Ecole les moyens de fonctionner

En grève et dans l’action jeudi 13 janvier

https://lesite.snepfsu.fr/a-la-une/en-greve-et-dans-laction-jeudi-13-janvier/ 

Face à la crise sanitaire, respecter les personnels, donner à l’Ecole les moyens de fonctionner !

Depuis la rentrée de janvier, l’épuisement et l’exaspération de toute la communauté éducative atteignent un niveau inédit. La responsabilité du ministre et du gouvernement dans cette situation chaotique est totale du fait de changements de pied incessants, de protocoles intenables et d’absence de moyens donnés pour assurer le fonctionnement de l’Education. Malgré une amplification jamais vue de l’épidémie, l’École ne bénéficie pas de l’organisation protectrice qui serait nécessaire pour assurer la sécurité des élèves, des personnels et de leurs familles. Les retours au compte- gouttes des élèves générant des aménagements pédagogiques rendent difficiles les conditions d’apprentissage. Pénurie des remplacements, gestion des tests et des absences des élèves dégradent fortement les conditions de travail.

Pourtant les écoles, collèges et lycées doivent avoir les moyens de fonctionner en toute sécurité. Sur le terrain, les collègues se mobilisent d’ores et déjà pour demander que l’Ecole soit respectée et ont décidé de poursuivre la semaine prochaine dans de nombreux endroits. Les fédérations de l’Éducation nationale FSU, UNSA, FO, CGT Educ’action, SNALC, SNE, SUD Education, la fédération de parents d’élèves FCPE, les organisations lycéennes MNL, La Voix Lycéenne, la FIDL, appellent l’ensemble des personnels à se mettre en grève et l’ensemble de la communauté éducative à se mobiliser jeudi 13 janvier pour faire entendre leur colère et obtenir une politique cohérente de protection et de prévention à la hauteur des enjeux sanitaires, scolaires et sociaux.

Cela passe par une autre gestion de l’épidémie à l’École avec les moyens et les protections pour faire face à la crise en élaborant un protocole viable et qui ne mette pas en difficulté les personnels sur la gestion des cas positifs, des cas contacts et des campagnes de tests préventifs, en dotant d’équipements de protection les personnels, les écoles et les établissements et en attribuant les moyens humains nécessaires notamment par la création de postes via les listes complémentaires tout en programmant dès maintenant un collectif budgétaire.